Il y a comme ça des expressions que l'on trouve plus "naturelles" dans une langue plutôt que dans une autre.

Elles parlent probablement plus à nos endos (lire Noô de Stefan Wul). A une époque, on était prêt à parler des autobahn pour designer les (désormais tombées dans l'oubli) "autoroutes de l'information". Oui, quelle étrange référence ... mais elle m'est revenue là, comme ça.

On aime bien dire de quelqu'un ou de quelque chose qu'il est kawaii.

Et bien, "ma fan" est l'expression chinoise qui colle bien aux évènements tortueux, pénibles, pour ne pas dire plus.
Et bien, obtenir un visa chinois de type "Z" (plus ou moins résident), ça n'est un pas de tout repos.
Commençons par le commencement. Au début, étaient les dinosaures. Ah non, pas si loin.

Pour travailler officiellement sous contrat chinois, il "faut" un permis de travail. Jusqu'ici rien que de bien normal.
Cependant, nombre de joyeux "expats" vivent et travaillent en Chine avec un simple visa business, le plus souvent décroché à Hong-Kong (oui, oui, vous savez bien : un pays, deux systèmes ...). Les Jeux Olympiques ont mis un petit coup de balai dans toute cette faune de gais lurons (durcissement des procédures d'obtention des-dit visas).

Me sachant en sursis, je décide de transformer mon visa d'affaire en un visa de résident, et ce, un mois avant les JO.
La première étape de ce long périple fut l'inspection de santé (cf. un billet précédant, dans une autre langue, ah oui, vous aviez remarqué ? Décidément, un lectorat d’une perspicacité).

Seconde étape, je soumets mon dossier à une agence (plus ou moins licite). On m'annonce un traitement en une semaine, au plus : deux.
Les deux semaines écoulées, je m'enquiers de mon passeport. Cela risque bien de prendre encore 2 ou 3 j... ah non, SEMAINES. Les JO, vous comprenez.

Outre le désagrément de ne pas pouvoir voyager en avion dans l'intervalle, il était plutôt fâcheux de ne pouvoir planifier mon retour en France (obligatoire pour valider le visa) sereinement.

Une semaine avant mon départ programmé (à l'aveuglette), mon passeport revient. Alléluia !
Il est accompagné d'un certificat de travail pour petit alien (en anglais dans le texte) et d'un formulaire de requête de visa Z à remettre à l'ambassade de Chine en France.
Bon, le visa n'est donc pas pour tout de suite, soit, je prends mon mal en patience. Mais, ô drame, dans leur grande précipitation (plus d'un mois), ils ont fait une erreur en recopiant mon numéro de passeport (voila qui est ballot).

Retour à l'envoyeur. Mais l à, ce devient quelque peu tendu pour mon départ/retour (question de point de vu).

Ils y parviennent in extremis (rien de tel qu'un peu de pression) et me voila en France.

Mais (oui, oui, on s'ennuie ça devient long, je sais, ou sont les photos : pas de photo aujourd'hui), pour ne pas faire simple, ici, à Paris, ils ne savent pas délivrer autre chose qu'un visa entrée simple. Il faudra donc le convertir en un visa entrées multiples à Shanghai ...

Mama mia ! Ah non : ma fan !